CAP 22 / Christian GYPAKIS, PDG de AB Certification : « L’excellence sociétale est un levier de compétitivité, de confiance et de développement durable pour les entreprises d’Afrique francophone »
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Une contribution de Christian GYPAKIS,
PDG DE AB Certification
Notes pour son intervention à la XXIIe Conférence des Ambassadeurs
de Paris (CAP 22), le 23 juin 2026 à l’ISG, campus Paris.
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En tant qu’organisme certificateur, AB Certification joue un rôle clé : nous sommes le maillon final qui permet de concrétiser les engagements RSE, en apportant des preuves tangibles, une communication transparente et une confiance durable.
Avant d’aborder le cœur de mon intervention, permettez-moi de partager brièvement l’expérience d’AB Certification en Afrique, car c’est cette expérience de terrain qui nourrit les observations et les convictions que je vais évoquer aujourd’hui.
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AB CERTIFICATION, une expérience
concrète du terrain africain
AB Certification est un organisme certificateur français indépendant et accrédité.
L’accréditation constitue la plus haute reconnaissance de compétence pour un organisme certificateur. Elle garantit que les évaluations sont réalisées selon des règles exigeantes d’indépendance, d’impartialité et de compétence.
Cette indépendance est essentielle : la confiance n’a de valeur que lorsqu’elle repose sur une évaluation objective réalisée par un tiers de confiance reconnu.
Nous intervenons dans les domaines de la qualité, de l’environnement, de l’énergie, de la santé, de la sécurité et désormais du développement durable et de la responsabilité sociétale.
Nous accompagnons plusieurs milliers d’organisations en France et à l’international. En Afrique de l’Ouest francophone, plus de 200 entreprises, administrations et organisations nous accordent leur confiance, notamment au Bénin, au Togo, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, et au Niger. Des entreprises natives de ces pays, auxquelles s’additionnent les entreprises françaises que nous certifions en Afrique.
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De la conformité
à la performance
Cette présence nous permet d’observer concrètement les évolutions du tissu économique africain et les attentes croissantes des entreprises en matière de performance, de gouvernance et de reconnaissance internationale.
Depuis plusieurs années, nous observons une évolution remarquable. Les organisations africaines ne recherchent plus uniquement la conformité. Elles recherchent la performance.
Elles souhaitent également être reconnues comme des acteurs économiques crédibles, capables de répondre aux standards internationaux tout en restant ancrées dans les réalités africaines.
Elles recherchent la confiance de leurs clients, de leurs partenaires et des investisseurs.
Et cette évolution explique en grande partie l’intérêt croissant pour les démarches qualité, environnementales et désormais sociétales.
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LA RSE,
une définition simple
Avant d’aller plus loin, il est peut-être utile de rappeler simplement ce que recouvre la notion de RSE.
La RSE, ou Responsabilité Sociétale des Entreprises, repose sur une idée simple. Une entreprise ne doit pas seulement être performante économiquement. Elle doit également être utile à ses salariés, à ses clients, à son territoire et à la société.
Son enjeu est de faire de la responsabilité un moteur de croissance, de confiance et de développement durable.
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La RSE et les ODD : le rôle
essentiel du secteur privé
La responsabilité sociétale prend tout son sens lorsqu’on la relie aux grands défis du développement durable et au rôle que les entreprises peuvent jouer pour y répondre.
Lorsque les Nations Unies ont adopté les Objectifs de Développement Durable (ODD), elles ont adressé un message fort au monde entier.
Les défis du XXIe siècle ne pourront pas être relevés uniquement par les États. Ils nécessitent également l’engagement du secteur privé.
Les entreprises créent des emplois. Les entreprises forment les talents. Les entreprises investissent. Les entreprises innovent. Les entreprises transforment les territoires.
La RSE constitue finalement la contribution concrète des entreprises à cette ambition collective.
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L’Afrique, un continent d’opportunités :
transformer le potentiel en prospérité durable
Si nous parlons aujourd’hui de développement durable, c’est aussi parce que l’Afrique se trouve à un moment particulièrement important de son histoire économique."
Lorsque nous parlons de l’Afrique, nous parlons du continent le plus jeune du monde.
Nous parlons d’un continent en pleine transformation.
Nous parlons d’un continent qui dispose d’une énergie entrepreneuriale exceptionnelle.
Le XXIe siècle sera largement africain.
Nous le constatons déjà dans des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire ou le Bénin qui démontrent chaque jour leur capacité à attirer les investissements, développer les compétences et faire émerger des entreprises performantes et ambitieuses.
La véritable question n’est plus de savoir si l’Afrique jouera un rôle majeur dans l’économie mondiale.
La question est de savoir comment transformer ce potentiel en prospérité durable.
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Premier enjeu : Investir dans
le capital humain de la jeunesse
Parmi les grands enjeux qui façonneront l’avenir du continent, le premier est sans aucun doute celui de la jeunesse.
Dans de nombreux pays africains, plus de la moitié de la population a moins de 25 ans.
Cette réalité constitue l’une des plus grandes opportunités économiques du continent.
Une entreprise responsable est une entreprise qui investit dans les compétences, la formation et l’employabilité des jeunes.
Investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir
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Deuxième enjeu : Libérer toutes
les énergies des femmes
Le deuxième enjeu majeur concerne la place des femmes dans le développement économique et social du continent.
Partout en Afrique, les femmes jouent déjà un rôle majeur dans l’économie.
Les entreprises qui favorisent l’accès aux responsabilités, à la formation et à l’entrepreneuriat féminin renforcent durablement leur performance.
Le développement économique africain passera également par la pleine valorisation des talents féminins.
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Troisième enjeu : la gouvernance et
la confiance comme actif stratégique
Au-delà des enjeux humains, il existe également un facteur déterminant pour la performance des organisations : la qualité de leur gouvernance.
Aujourd’hui, les investisseurs recherchent des entreprises fiables. Les banques recherchent des entreprises solides.
Les partenaires recherchent des entreprises transparentes.
La qualité de la gouvernance devient un véritable avantage compétitif. La confiance est désormais un actif économique.
Et de plus en plus, les capitaux se dirigent vers les organisations capables de démontrer leur sérieux, leur transparence et leur vision de long terme.
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VOIR LE REPLAY INTÉGRAL DE LA CAP 22 :
https://youtu.be/C7cr9uTRl-A?si=CVsamwfk8kUJ1V3X
Interventions de Christian GYPAKIS :
À partir de 01h 13’5’’ et de 01h 50’39’’
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Quatrième enjeu : Construire la confiance
sur les marchés internationaux
Cette gouvernance et cette confiance deviennent d’autant plus importantes lorsque les entreprises souhaitent se développer au-delà de leurs frontières.
Les grandes entreprises internationales accordent aujourd’hui une attention croissante :
• aux pratiques responsables ;
• à la gouvernance ;
• aux impacts environnementaux ;
• aux conditions de travail ;
• aux engagements sociétaux.
La confiance devient progressivement un passeport vers les marchés internationaux.
Et la RSE constitue l’un des moyens les plus efficaces de construire cette confiance.
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Une RSE africaine pour l’Afrique :
construire sans copier
Mais cette évolution ne signifie pas que l’Afrique doit reproduire des modèles venus d’ailleurs.
Je suis convaincu que l’Afrique n’a pas vocation à copier un modèle conçu ailleurs.
Les valeurs africaines reposent depuis longtemps sur :
• la solidarité ;
• la responsabilité collective ;
• la transmission ;
• l’ancrage territorial ;
• le respect des communautés.
La RSE africaine doit s’appuyer sur ses forces. Elle peut également devenir un véritable outil de souveraineté économique, en permettant aux entreprises africaines de définir leurs propres priorités de développement tout en démontrant leur excellence selon des standards reconnus à l’échelle internationale.
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Comment agir concrètement ?
Une démarche simple et progressive
La question que beaucoup de dirigeants se posent est très simple : comment passer de l’intention à l’action ?
« Comment engager mon entreprise dans une démarche de responsabilité sociétale sans complexité excessive ? »
La réponse tient en trois étapes.
Étape 1 / Structurer son organisation - Toute démarche durable repose d’abord sur une organisation solide et bien structurée.
L’ISO 9001 comme fondation - Avant de parler de responsabilité sociétale, il faut disposer d’une organisation solide.
L’ISO 9001 permet :
• de mieux organiser l’entreprise ;
• de clarifier les responsabilités ;
• d’améliorer la satisfaction des clients ;
• de piloter la performance ;
• de développer une culture d’amélioration continue.
La qualité constitue souvent la première marche vers la responsabilité.
Étape 2 / Comprendre ses responsabilités - Une fois cette organisation en place, l’entreprise peut élargir sa réflexion à son impact sur son environnement économique et social.
L’ISO 26 000 comme référence internationale - Une fois l’organisation structurée, l’entreprise peut élargir sa réflexion.
L’ISO 26 000 constitue aujourd’hui la référence mondiale en matière de responsabilité sociétale.
Elle invite les organisations à agir avec responsabilité, transparence et éthique, en prenant en compte leur gouvernance, leurs impacts sur l’environnement, leurs parties prenantes et leur contribution au développement des territoires.
Elle répond finalement à une question simple : qu’est-ce qu’une entreprise responsable ?
Étape 3 / L’arrivée de l’ISO 53 001 - Piloter, mesurer et faire reconnaître ses engagements
Aujourd’hui, une nouvelle étape est en train d’apparaître : celle de la mesure et de la démonstration des engagements pris.
Pendant longtemps, la qualité constituait un avantage concurrentiel. Aujourd’hui, la confiance devient elle-même un avantage concurrentiel.
Aujourd’hui, les investisseurs, les banques, les clients et les partenaires accordent une importance croissante aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, souvent regroupés sous l’acronyme ESG.
Les entreprises sont de plus en plus attendues sur leur capacité à démontrer concrètement leurs engagements.
Jusqu’à présent, les entreprises pouvaient afficher leurs engagements en faveur du développement durable.
Avec l’ISO 53 001, dont la publication est attendue prochainement, elles pourront désormais les piloter, les mesurer, les faire auditer et les faire reconnaître selon un référentiel international certifiable.
C’est une évolution majeure.
Pour la première fois, les entreprises disposeront d’un cadre international certifiable leur permettant de transformer les Objectifs de Développement Durable (ODD) en objectifs concrets, mesurables et vérifiables.
Comme l’ISO 9 001 a permis de structurer la qualité, l’ISO 53 001 a vocation à devenir un référentiel majeur permettant aux organisations de structurer et de démontrer leur contribution aux Objectifs de Développement Durable.
Pourquoi une certification volontaire ?
Transformer les engagements en preuves
Une question revient souvent : pourquoi faire certifier une démarche qui reste, dans la plupart des cas, volontaire ?
Pour l’immense majorité des entreprises, en Afrique comme en Europe, la certification demeure une démarche volontaire.
Les entreprises ne s’y engagent pas parce qu’elles y sont contraintes. Elles s’y engagent parce qu’elles y trouvent un intérêt stratégique. La certification apporte une méthode.
Elle apporte de la crédibilité.
Elle apporte de la confiance.
Elle permet à une entreprise de faire reconnaître objectivement ses engagements par un organisme tiers indépendant.
J’aime résumer cela par une phrase simple :
« La confiance se déclare rarement. Elle se démontre. »
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Une langue commune pour le monde,
un langage universel de confiance
Au fond, les normes et la certification remplissent une fonction essentielle dans une économie mondialisée.
Dans une économie mondialisée, les normes internationales et la certification constituent un langage universel.
Elles permettent à une entreprise de Dakar, d’Abidjan, de Cotonou, de Lomé ou de Niamey de démontrer ses engagements selon des références reconnues partout dans le monde.
C’est un formidable outil d’ouverture économique
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Faire de la responsabilité
un moteur de prospérité
Pour conclure, permettez-moi de partager avec vous une conviction profonde.
L’excellence sociétale n’est pas un objectif réservé aux grandes entreprises internationales. Elle est accessible à toutes les organisations qui souhaitent progresser, créer de la confiance et contribuer durablement au développement de leur territoire.
Le développement durable ne sera pas construit uniquement par les États. Il ne sera pas construit uniquement par les organisations internationales.
Il sera également porté par des milliers d’entreprises qui créent chaque jour de l’emploi, de l’innovation et de la valeur sur le continent africain.
Les Nations Unies nous donnent le cap.
Les normes internationales nous donnent les outils.
Les entreprises créent la transformation.
Et les organismes certificateurs accrédités et indépendants, comme AB Certification, apportent la confiance nécessaire pour transformer les engagements en preuves et rendre cette transformation visible, crédible et reconnue.
Je suis convaincu que l’Afrique a aujourd’hui l’opportunité non seulement d’accompagner cette transformation, mais également d’en devenir l’un des principaux moteurs.
Le XXIe siècle sera largement africain.
Faisons en sorte qu’il soit également un siècle de prospérité durable, de responsabilité partagée et de confiance.
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POUR CONTACTER AB CERTIFICATION :
https://www.abcertification.com/contact
Tél : +33 1 48 01 51 90
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LA PHOTO DE FAMILLE DE LA CAP 22
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