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Bientôt en ligne : FRANCO-FIL.ORG, la plateforme entrepreneuriale francophone internationale, créée à Paris par la SEIN et la CPCCAF

30 décembre 2019
De gauche à droite sur la photo : Mme Dominique Doyen, Déléguée générale de Franco-Fil.org ; Jean-Pierre Cordier, VP de la SEIN et président de sa Commission internationale ; Denis Deschamps, Délégué général de la Conférence permanente des Chambres de Commerce africaines et francophones (CPCCAF), partenaire fondateur ; Olivier Mousson, Président de La Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale (SEIN), co-fondatrice de la plateforme Franco-Fil.org ©AM/AP.P
La Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale (SEIN) et son partenaire fondateur la Conférence permanente des Chambres de Commerce africaines et francophones (CPCCAF) viennent de présenter un formidable projet, en cours de finalisation : la création de la plateforme internationale francophone de l’entrepreneuriat, FRANCO-FIL.ORG. Un véritable écosystème, en fait, où parrains, mécènes et prestataires se coalisent pour soutenir les porteurs de projets. Explications.

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Alfred Mignot, AfricaPresse.Paris (AP.P)
@alfredmignot | @PresseAfrica

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Comme l’a brièvement rappelé le Président Olivier Mousson dans son propos liminaire lors de cette rencontre de pré-lancement, mercredi 18 décembre à l’Hôtel de l’Industrie, siège parisien de la SEIN, celle-ci est la première association de l’histoire de France à avoir été reconnue d’utilité publique, en 1824. « On pourrait presque dire que le statut a été créé pour nous », relève Olivier Mousson dans un sourire, indiquant de fait clairement la filiation intellectuelle et les valeurs auxquelles se réfère aujourd’hui encore l’action de la SEIN : accompagner dans un esprit progressiste les grandes mutations industrielles, économiques et sociales de son époque.

C’est en effet le cas, une fois de plus, car la création de la plateforme numérique FRANCO-FIL.ORG s’inscrit dans la perspective des Objectifs de développement durable, actés par l’ONU en 2015, et « particulièrement l’ODD n° 17, qui suggère de créer des partenariats pour contribuer à un développement équilibré et durable », explique Jean-Pierre Cordier, VP de la SEIN et président de sa Commission internationale.

De ce fait, si l’objectif de la plateforme, tel qu’il est clairement assumé, est de contribuer au « développement de l’entrepreneuriat francophone et francophile », cela ne se fera pas sans se référer à « la Charte éthique et de bonnes pratiques » du projet, que précise Jean-Pierre Cordier : « Les valeurs qui orientent l’ensemble des activités de Franco-Fil.org sont le respect pour ses acteurs et parties prenantes ; l’intégrité et l’honnêteté dans les affaires ; la solidarité et l’exemplarité… ».

SEIN et CPCCAF : plus forts ensemble !

À droite sur la photo, Denis Deschamps, Délégué général de la CPCCAF, durant son intervention. © AM/AP.P

Ces préalables étant acquis, Denis Deschamps, Délégué général de la CPCCAF, partenaire cofondateur, révèle que son organisation avait elle aussi un projet de plateforme d’affaires, mais a finalement choisi de s’associer à celui de la SEIN, ouvrant ainsi la voie à « une dynamique renforcée, du fait de cette association ».
Témoignant de l’esprit d’ouverture de la plateforme, Denis Deschamps souligne qu’il ne faut pas entendre « francophone » au sens étriqué, mais plutôt dans l’acception d’une francophonie-francophilie accueillante et actrice du multilinguisme. En clair : en Afrique en particulier, les Nigérians et autres anglophones et lusophones seront les bienvenus sur la plateforme franco-fil.org, dont une version en langue anglaise est d’ailleurs d’ores et déjà programmée.

Reste cependant qu’à l’arrière-plan de « francophonie », il y a « francophilie », relève le Délégué général de la CPCCAF. « Cette francophilie, c’est un ensemble d’acteurs et de structures qui veulent développer des affaires avec le monde francophone, car ils en ont une perception positive (…) Je pense bien sûr particulièrement à l’Afrique qui, compte tenu des données démographiques, représente un marché considérable de quelque 2,5 millards d’habitants à l’horizon 2050. »

Après avoir affirmé la conviction partagée par le SEIN et la CPCCAF que le développement de l’Afrique se fera essentiellement par l’épanouissement de l’entrepreneuriat et du secteur privé, Denis Deschamps souligne à son tour que l’objectif de la plate-forme FRANCO-FIL.ORG est précisément de « favoriser l’entrepreneuriat, le partenariat, le développement du secteur privé en Afrique, et ceci dans un contexte très particulier, celui de la mise en place de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), qui sera la plus vaste du monde dès juillet 2020. Il faut donc s’y préparer dès maintenant. »

Un autre point, à la fois contextuel et structurant mis en avant par Denis Deschamps, est le Pacte vert. À la suite de la présentation de ce Green deal, par Ursula von der Leyen aux eurodéputés le 11 décembre, un processus de coopération entre l’Union européenne et l’Union africaine va s’enclencher, visant le financement de projets de développement intégrant les préoccupations environnementales. « Il faut savoir que l’Afrique est le continent le moins polluant de la planète, mais aussi celui qui subit le plus la pollution des autres. Il faut donc que les stratégies de progrès soient les moins polluantes, voire les plus dépolluantes possible », argumente Denis Deschamps.

Complétant le propos de Jean-Pierre Cordier sur les valeurs portées par le projet, il ajoute : « Nous avons une orientation très marquée RESG - responsabilité économique, sociale et de gouvernance – ainsi qu’un tropisme fort pour la transformation locale des produits (local content), en particulier dans le domaine de l’agroalimentaire et de l’agro-industrie que nous souhaitons pousser » ainsi que plus largement l’industrialisation de l’Afrique

Sylvianne Villaudière, vice-Présidente de la SEIN, a animé la séquence des questions-réponses avec les participants. © AM/AP.P

Plus qu’une plateforme, franco-fil.org
sera un véritable écosystème

Abordant la partie opérationnelle du projet, Denis Deschamps précise que développement de la plateforme se fera par étapes, les premiers pays « ouverts » seront le Maroc, la Guinée Conakry et le Sénégal.

Le premier intérêt de la plateforme, c’est la mise à disposition d’une bourse de projets où leurs promoteurs pourront faire état de leurs besoins, tant pour les questions financières que techniques, pour le commercial que pour l’information sur l’environnement des affaires d’un pays cible, ou encore pour trouver des partenaires…
Un annuaire de partenaires prestataires de services, susceptibles d’accompagner tel ou tel autre type de projet, sera également accessible sur la plateforme.

« Mais, on le sait désormais – et c’est souvent la principale cause d’échec des plateformes – le tout numérique n’aboutit à rien », déclare Denis Deschamps D’où l’importance de disposer d’un lieu physique, comme c’est le cas avec l’Hôtel de l’Industrie, « où nous nous retrouverons régulièrement pour échanger entre porteurs de projets, prestataires de services et parrains. Mais aussi les 130 chambres du réseau de la CPCCAF, en Afrique et ailleurs », se réjouit le Délégué général de la CPCCAF.

Intervention d’Aminata Diop Johnson, directrice-fondatrice de l’Agence culturelle africaine (ACA). © AM/AP.P

Parrain, mécène prestataire : trois rôles modèles
au service des porteurs de projet

Déléguée générale de Franco-fil.org, Mme Dominique Doyen complète les informations, précisant que cette réunion de préannonce visait à rassembler les partenaires potentiels avant l’ouverture du site de la plateforme, au premier trimestre de 2020, vers février ou mars.

La plateforme mettra donc à disposition une bourse de projets, accessible par plusieurs critères, notamment géographiques ou par secteur d’activité économique, ainsi que visible par une cartographie.

Les échanges directs entre les inscrits seront bien sûr possibles, la conversation étant publique et ouverte à ceux qui souhaitent donner leur avis sur les projets, mais un espace privé est aussi prévu afin de garantir la confidentialité de conversations partenariales plus poussées.

Parrains, fournisseurs de services et mécènes sont trois rôles bien distincts, chacun d’eux faisant l’objet d’une procédure d’inscription bien documentée et disponible pour s’inscrire, documents à demander à la Déléguée générale (dominique.doyen@societedencouragement.fr), mais ces rôles peuvent aussi se cumuler, précisent les organisateurs.

Les parrains - Toute entreprise ou entité, associative ou institutionnelle, qui a déjà dans son ADN la mission de développer l’entrepreneuriat peut naturellement de venir parrain de Franco-Fil.org, mais aussi des professionnels libéraux. «  Devenir parrain peut être un moyen de prolonger sa propre mission, souligne Dominique Doyen. Par exemple en organisant un événement sur la thématique de l’entrepreneuriat, ou encore des concours qui peuvent donner une seconde chose à des projets ayant encore besoin de mûrir ; »

Le second volet de leur action, c’est de pousser et d’accompagner les projets pour lesquels ils pourraient être sollicités par des porteurs non informés des possibilités proposées par Franco-Fil.org

Une fois la plateforme ouverte, les parrains pourront s’inscrire directement, renseigner leur fiche d’identité entrepreneuriale (présentation de l’activité, documents photos et vidéo…) et soumettre leur candidature. celle-ci sera prise en considération notamment en fonction de sa conformité à la Charte éthique du projet. Une fois agréés, les parrains pourront eux aussi accéder à l’annuaire des contacts, et également promouvoir des projets qui leur seraient propres.

Les prestataires - Les fournisseurs de services sont des entreprises ou des professionnels déjà en activité et qui apporteront leurs compétences dans les domaines les plus variés : réalisation d’un plan d’affaires, recherche de financement, appui juridique, marketing, commercial… bref, tout ce qui peut concourir au lancement d’un projet entrepreneurial.

Les mécènes - Aidant au financement des projets – par des dons en numéraire, mais aussi en nature et en compétences –, les mécènes sont bien sûr aussi des acteurs clés. À ce sujet, Dominique Doyen rappelle que franco-fil.org est un projet à but non lucratif, porté par la SEIN, et donc éligible aux déductions fiscales classiques auxquelles ouvrent droit les dons faits à des associations reconnues d’utilité publique.

Les porteurs de projets - Pour le porteur de projet, le bénéfice recherché par les organisateurs est d’abord de lui permettre d’échanger et d’avoir des avis professionnels sur son projet… Mais cela peut concerner aussi une entreprise déjà établie et qui, par exemple, chercherait à monter un réseau de franchisés en Afrique – ou ailleurs dans l’espace francophone. Ou encore il peut s’agir de la recherche d’un partenaire technologique pour un projet qui n’est pas encore tout à fait mature.

Tous ces échanges, publics ou privés selon le souhait des porteurs, se feront sur franco-fil.org, accessible par ordinateur et aussi via l’application native sur mobile (Android et Apple).

Il ne reste donc plus qu’à attendre l’ouverture au public de Fraco-Fil.org, qui devrait intervenir en février ou mars. Si vous voulez en être informé très vite, faites-vous connaître en adressant un message à : contact@africapresse.paris

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Une vue de la salle. Au premier plan, on reconnaît notamment Dominique Brunin, Directeur du Développement des Relations extérieures à la Chambre de commerce franco-arabe (CCFA) ; Christian-Makolo Kabala, Directeur associé de SudAxe Partners ; Jean-Marie Cambacérès, Président de la section Affaires européennes et internationales du CESE ; Jean-Luc Tholozan, Directeur régional de l’AUF au Maroc. © AM/AP.P

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