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Benoît Chervalier, VP Afrique de Medef Int. : «   S’adapter est une qualité que l’on retrouve dans les économies et les sociétés du Continent   »

18 septembre 2025
Benoît Chervalier, VP Afrique de Medef Int. : « S'adapter est une qualité que l'on retrouve dans les économies et les sociétés du Continent »
Séance de dédicaces pour Benoît Chervalier à la librairie du célèbre drugstore Publicis sur les Champs Élysées, à Paris, samedi 13 septembre 2025. Photo © AM/APP – CLIQUER SUR L’IMAGE POUR L’AGRANDIR.
Vice-Président Afrique de Medef International, Benoît Chervalier vient de publier l’essai «   Ce qu’attend l’Afrique   : ressources locales, tensions mondiales  » (Éditions de l’Aube). Il propose une vision nuancée du Continent, refusant le mythe de l’homogénéité, et plaide pour une analyse par sous-région, par secteur et par trajectoire nationale.

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par Alfred MIGNOT avec Desk APP
@africa_presse

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Benoît Chervalier entame son essai en contestant vigoureusement la tendance à parler de l’Afrique au singulier  : «  Si l’Afrique s’écrit effectivement au singulier, elle doit se conjuguer au pluriel. Au niveau linguistique, culturel, géographique et historique, mais aussi au niveau économique et politique  ». Il rappelle la multiplicité des trajectoires historiques  : «   Il y avait 10 000 royaumes » en Afrique, relevait le célèbre journaliste et écrivain polonais Ryszard Kapuściński (1932-2007). Pourtant, le monde… continue de parler d’Afrique comme d’un ensemble unique et homogène.   » L’auteur insiste sur la fragmentation économique, illustrant que «   sept pays africains ont concentré 68 % du PIB africain en 2024 ; a contrario, 37 pays n’ont représenté que 12,5 % des 3 000 milliards du PIB du continent  ».

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Ressources et diversification   :
les clés du développement

Benoît Chervalier analyse la diversité des atouts continentaux  : richesses en matières premières agricoles (cacao ivoirien, café ghanéen), ressources minérales (pétrole, gaz, terres rares) et potentiel agricole. Il distingue deux voies de développement : «  Les pays richement dotés en matières premières agricoles… ont intérêt à renforcer et développer leurs filières d’extraction, de production et de transformation  ».

D’autres pays, dotés de matières premières non agricoles, doivent «  utiliser les ressources budgétaires de manière pertinente et efficiente pour réussir la diversification économique et préparer l’avenir  ». Les minerais stratégiques «   constituent également un enjeu géopolitique fort dans un contexte de diversification des fournisseurs et de tensions mondiales exacerbées   ».

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Modèles de croissance  :
l’impossible standard

L’auteur rejette tout modèle universel de croissance  : «   Parler d’un modèle de croissance africain est absurde  ». Il cite un proverbe de Guinée-Bissau  : «  Le bonheur de la puce peut faire le malheur du chien   ». Il salue le Bénin, qui «  a compris que son modèle de croissance ne peut évidemment pas reposer sur sa croissance domestique du fait de l’étroitesse de son marché intérieur mais sur le dynamisme de ses exportations  », ou encore le Maroc, «  qui a su tirer profit de sa situation géographique et d’une éducation en sciences de qualité, en développant son industrie   ».

Vice-Président Afrique de Medef International, Benoît Chervalier vient de publier l’essai «   Ce qu’attend l’Afrique  : ressources locales, tensions mondiales  » (Éditions de l’Aube). Photos © L’Aube et AM/APP – CLIQUER SUR L’IMAGE POUR L’AGRANDIR.

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Défi démographique   :
entre chance et risque

L’essai met aussi en perspective la croissance de la population   : «   L’Afrique compte aujourd’hui 1,4 milliard de personnes et devrait atteindre 2,5 milliards d’habitants d’ici à 2050  ». Le VP Afrique de Medef International nuance l’idée d’un «  choc démographique  »  : «  Il n’y a pas un choc démographique africain, mais une croissance exponentielle dans environ dix pays (sur 54) susceptibles de connaître des trajectoires distinctes   ». L’auteur préfère parler de «  dernier continent-frontière  » ou de «  terre d’opportunités   ».

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Tensions
et enjeux

Benoît Chervalier décrit l’Afrique comme un terrain de jeu géopolitique où anciennes et nouvelles puissances se disputent une place  : «   Ces trois pays (Chine, Turquie, Russie) ne s’intéressent pas de manière homogène au continent africain   ». Il note que «   L’Union européenne et l’Afrique approchent 400 milliards de dollars d’échanges commerciaux, contre 300 pour la Chine et 15 pour la Russie  ».

L’auteur insiste sur le bénéfice pour l’Afrique de la diversification des partenaires   : «   Cette ouverture internationale me semble être plutôt une très bonne chose pour l’Afrique car elle permet de diversifier ses partenaires et donc limiter ses dépendances   ».

Enfin, Benoît Chervalier aborde le rôle de l’intelligence artificielle, la nécessité de data centers et la formation de la jeunesse, face à «   des handicaps structurels  » tels que des «  besoins énergétiques colossaux, une compétition internationale féroce, [la nécessité] d’une formation éducative appropriée  ». Il voit dans la jeunesse africaine une chance, sous conditions   : «   S’adapter sera le maître mot du XXIe siècle et c’est une qualité que l’on retrouve dans les économies et les sociétés du Continent  ».

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INSCRIPTIONS OUVERTES À LA XIXe CONFÉRENCE DES AMBASSADEURS DE PARIS, le 14 octobre : « Focus sur des innovations frugales et performantes, bénéfiques à l’Afrique et… au reste du monde ! »

Saviez-vous qu’une machine ingénieuse produit de l’eau potable en plein désert, en captant l’humidité de l’air, la nuit ? Que des fertilisants hydro-rétenteurs économisent 80 % la consommation d’eau des cultures ? Que les routes Magic Road durent quinze ans, au lieu de cinq ?… Ces innovations frugales sont l’objet de notre CAP 19.

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à la XIXe Conférence des Ambassadeurs de Paris (CAP 19),
dédiée au thème :

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« FOCUS SUR DES INNOVATIONS FRUGALES ET PERFORMANTES, BÉNÉFIQUES À L’AFRIQUE ET… AU RESTE DU MONDE ! »
MARDI 14 OCTOBRE 2025,

de 18 h 15 (accueil dès 17 h 45) à 20 h 15,
puis cocktail VIP de réseautage à :

École supérieure de Commerce de Paris
ESCP Campus Champerret - Amphithéâtre Jacques Cœur
8, avenue de la Porte de Champerret - 75017 Paris
Métro : Louise Michel (Ligne 3)

La CAP 19 se déroulera dans le magnifique amphithéâtre Jacques Cœur de l’ESCP - Campus Champerret. Photo © ESCP – CLIQUER SUR L’IMAGE POUR L’AGRANDIR.

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MOT D’ACCUEIL :
> M. le Pr Léon LAULUSA, Directeur général de l’ESCP.
> Mme le Pr Nathalie PRIME, Directrice scientifique de la chaire Afrique de l’ESCP.

UN PANEL PRESTIGIEUX

> SEM Émile NGOY KASONGO, Ambassadeur de la RD CONGO
> SEMme Mahlet Hailu GUADEY, Ambassadeure de l’ÉTHIOPIE
> SEM Avni NASUFOSKI, Ambassadeur auprès des Nations Unies pour l’Agence Intergouvernementale Panafricaine EAA, et PDG de Planète Constructions (Suisse)

> Mme Ibtissam DAIF, PDG de Universal Distrib (GSOE de 35 entreprises, Paris)

> Dr Salah BARBARY, inventeur des fertilisants hydro-rétenteurs, Président de Agro France International Holding, leader mondial du produit.

> Pr Ahmed MOULOUE, DG de Universal Distrib Maroc, Expert financier assermenté auprès des Tribunaux, Professeur des Universités et de l’ Ecole Nationale de Commerce et de gestion.

> Un haut représentant de Attijariwafa Bank (Maroc).

> Mme Mairamou HAMAN ADJI, Directrice Impact et Développement Durable, Groupe AXIAN (Madagascar).

> M. Amaury DE FÉLIGONDE, Directeur associé de OKAN Consulting (Paris).

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La Conférence se tient de 18 h 15 à 20 h 15.
Elle est suivie d’un cocktail VIP de réseautage.

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> DECOUVREZ ICI L’AGENDA PRÉVISIONNEL DE NOS CONFÉRENCES DES AMBASSADEURS DE PARIS (CAP) POUR LA SAISON 2025-2026

> RETROUVEZ ICI TOUS LES REPLAYS ET ARTICLES DE NOS CAP

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