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BearingPoint / RegTech & SupTech, catalyseurs d’une supervision financière moderne en Afrique

11 juillet 2025
BearingPoint / RegTech & SupTech, catalyseurs d'une supervision financière moderne en Afrique
De gauche à droite sur la photo : Jean-Michel Huet, Axelle Laplaze, Marouane Znagui (BearingPoint). Photos © DR – CLIQUER SUR L’IMAGE POUR L’AGRANDIR.
Face à une pression réglementaire croissante, une digitalisation rapide du secteur financier et des exigences accrues en matière de conformité, les pays africains sont confrontés à un double impératif : renforcer la stabilité financière tout en favorisant l’innovation et l’inclusion.

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Une contribution de Jean-Michel Huet,
Marouane Znagui et Axelle Laplaze,
(BearingPoint)

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Dans ce contexte, les technologies RegTech (Regulatory Technology) et SupTech (Supervisory Technology) apparaissent comme des leviers puissants pour moderniser la supervision financière et transformer durablement les pratiques de régulation sur le continent.

Si les normes évoluent, les méthodes de supervision doivent elles aussi s’adapter. Les solutions numériques offrent désormais une alternative aux approches fragmentées et manuelles, en plaçant la donnée au centre de la gouvernance financière.

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Des technologies au cœur
d’un nouveau pacte régulatoire

Les RegTech permettent aux institutions financières de se conformer plus efficacement aux normes réglementaires tout en optimisant leurs opérations. Elles facilitent notamment la gestion des risques, le reporting réglementaire, la lutte contre la fraude financière ou encore les processus KYC (Know Your Customer). Elles constituent ainsi un levier stratégique pour transformer la conformité réglementaire en avantage compétitif.

De leur côté, les SupTech offrent aux régulateurs des outils puissants pour automatiser la collecte et l’analyse des données, détecter les anomalies en temps réel et anticiper les risques systémiques. En s’appuyant sur l’intelligence artificielle, les API ou encore le cloud computing, elles renforcent la capacité des autorités à piloter la supervision de manière proactive, même dans des environnements à faibles ressources.

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Enjeux concrets pour
les institutions africaines

Pour les banques centrales, l’enjeu est d’opérer une transformation structurelle afin de rendre la supervision plus agile, plus analytique et mieux alignée sur les réalités locales. À travers l’automatisation des processus, la supervision en temps réel, ou encore l’analyse prédictive, les SupTech permettent d’améliorer significativement l’efficience et la réactivité des régulateurs.

Pour les institutions financières – banques, fintechs, microfinances – les RegTech sont bien plus qu’un outil de conformité. Elles permettent de réduire les coûts liés aux audits, d’accélérer l’ouverture de comptes à distance, ou encore de mieux gérer les risques de fraude et de cyberattaques. Ce faisant, elles contribuent à élargir l’accès aux services financiers tout en garantissant leur sécurité.

Cependant, cette double transformation suppose un accompagnement stratégique : développement des compétences internes, choix d’outils adaptés aux capacités locales, interopérabilité des systèmes et cybersécurité renforcée.

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Études de cas : Rwanda,
Ghana, Mozambique

Plusieurs pays africains ont déjà initié cette mutation avec succès. Le Rwanda, par exemple, a mis en place un entrepôt de données automatisé permettant de collecter directement les informations prudentielles des banques et d’en assurer un traitement en temps réel. Le Ghana a déployé ORASS, une plateforme de supervision basée sur les risques qui agrège plus de 1 000 indicateurs et automatise la notation des institutions financières. Le Mozambique a quant à lui opté pour une solution SupTech développée en interne, adaptée aux contraintes locales.

Ces exemples démontrent qu’il est possible, même avec des moyens limités, de déployer des outils de supervision performants à condition de bénéficier d’une stratégie claire, d’un accompagnement au changement efficace et de partenariats solides.

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Conditions de réussite pour
une régulation numérique souveraine

L’adoption des RegTech et SupTech en Afrique ne peut être durable qu’à certaines conditions : disposer d’une feuille de route claire, encourager la formation des équipes, développer des bacs à sable réglementaires pour tester les innovations, et renforcer la coopération entre autorités nationales et régionales.

Des initiatives comme celles menées au Nigeria, en Inde ou à Singapour montrent que l’équilibre entre innovation, régulation et souveraineté technologique est atteignable. En s’inspirant de ces modèles tout en les adaptant à leurs propres réalités, les régulateurs africains peuvent bâtir une supervision plus inclusive, plus résiliente et plus souveraine.

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Une opportunité à saisir pour transformer
durablement la finance africaine

Loin d’être une simple réponse technologique, les RegTech et SupTech incarnent un changement de paradigme dans la manière d’organiser et de gouverner la finance. En Afrique, elles constituent une opportunité de bâtir un système financier mieux connecté aux besoins du terrain, plus sûr, plus équitable – et capable d’accompagner pleinement les ambitions de croissance et d’inclusion du continent.

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CAAP 19 le 10 SEPTEMBRE 2025 /
Simandou 2040, infras, tourisme, numérique…
Une nouvelle donne pour l’essor de la Guinée Conakry

Riche de la plus importante réserve mondiale de bauxite, indispensable à la fabrication de l’aluminium, la Guinée Conakry a résilié en mai dernier quelque 120 contrats d’exploitation minière, au motif que les entreprises concernées ne respectaient pas le Code minier. Quels seront les impératifs de la nouvelle donne qui régira le secteur minier guinéen ?

Tel est le focus de notre XIXe Conférence des Ambassadeurs de Paris (CAAP 19), dédiée à la Guinée Conakry, le mercredi 10 septembre prochain.
D’autres secteurs d’avenir, comme le numérique et le tourisme, seront également explorés.

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à la XIXe Conférence des Ambassadeurs Africains de Paris (CAAP 19),
dédiée au thème :

« MINES, TOURISME, NUMÉRIQUE… :
LA NOUVELLE DONNE DE L’ESSOR DE LA GUINÉE CONAKRY »

MERCREDI 10 SEPTEMBRE 2025,

de 17 h 00 (accueil dès 16 h 15) à 19 h 00,
puis cocktail VIP de réseautage dans un lieu parisien à préciser .

UN PANEL PRESTIGIEUX
(en cours d’élaboration)

> Son Excellence Senkoun SYLLA, Ambassadeur de GUINÉE à Paris, a déjà confirmé sa participation, ainsi que
> M. Patrick SEVAISTRE, Professeur à SciencesPo Executive, CCEF, Expert Afrique centrale du CIAN.

> D’autres personnalités éminentes, françaises et guinéennes, sont attendues. Nous vous en informerons à mesure de l’enrichissement du panel.

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> DECOUVREZ ICI L’AGENDA PRÉVISIONNEL DE NOS CONFÉRENCES DES AMBASSADEURS (CAAP) POUR LA SAISON 2025-2026

> RETROUVEZ ICI TOUS LES REPLAYS ET ARTICLES DE NOS CAAP

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