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BearingPoint / La promesse inachevée de l’e-gouvernement en Afrique

22 mai 2026
BearingPoint / La promesse inachevée de l'e-gouvernement en Afrique
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Depuis deux décennies, les États africains investissent massivement dans la digitalisation des services publics. L’objectif est clair : rendre l’administration plus accessible, plus rapide et plus transparente. Portails en ligne, services mobiles, démarches dématérialisées… l’e-gouvernement progresse sur le continent, mais l’inclusion numérique de tous y reste un défi…

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Une contribution de
Jean-Michel HUET, associé BearingPoint,
et Ayawo Bruno AKAKPO, manager BearingPoint

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Sur le papier, les bénéfices sont considérables. Accès aux services 24/24, réduction des délais, limitation des déplacements, amélioration de la transparence administrative : la transformation numérique apparaît comme un levier de modernisation de l’État.

La crise du Covid-19 a encore accéléré cette dynamique. Santé, éducation, démarches administratives : le numérique s’est imposé comme une nécessité. En parallèle, la connectivité a progressé, avec une hausse significative des abonnements internet et une extension continue du réseau mobile.

Mais derrière cette avancée visible se cache une réalité plus nuancée : la digitalisation ne rime pas automatiquement avec inclusion.

En effet, la simple mise en ligne de services ne garantit pas leur utilisation. Plusieurs obstacles persistent :
 accès inégal à Internet et à l’électricité
 coût élevé de la data
 faible niveau de compétences numériques.

Ces freins limitent fortement l’usage réel des services digitaux, notamment pour les populations les plus vulnérables.

Le risque est alors majeur : celui d’un numérique qui profite d’abord à ceux qui sont déjà intégrés — urbains, connectés, éduqués — au détriment des autres. La digitalisation peut ainsi créer une nouvelle fracture, entre citoyens « connectés » et citoyens « exclus ».

Un enjeu
stratégique

Dans le cadre de notre analyse, nous avons retenu une approche comparative reposant sur une matrice à double entrée issue de deux sous-indices du E-Government Development Index (EGDI) des Nations Unies.

Pour les besoins de cette analyse, la classification s’appuie sur deux dimensions clés : le Human Capital Index (HCI) et l’Online Services Index (OSI). Ce choix s’explique par leur capacité à orienter les priorités d’investissement et à identifier les prérequis structurels d’une digitalisation inclusive : d’une part, la capacité des populations (capital humain) à utiliser le numérique et, d’autre part, la disponibilité et la qualité des services en ligne.

L’enjeu pour les États africains devient donc stratégique : passer d’une logique de modernisation technologique à une véritable politique d’inclusion numérique.
Car l’e-gouvernement n’est pas une fin en soi. Il ne prend tout son sens que s’il permet réellement d’améliorer la vie de tous.

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