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BearingPoint / Fracture numérique : quelles solutions face aux réalités qui freinent l’Afrique digitale ?

3 juin 2026
BearingPoint / Fracture numérique : quelles solutions face aux réalités qui freinent l'Afrique digitale ?
Les coauteurs : Jean-Michel HUET, associé BearingPoint, et Ayawo Bruno AKAKPO, manager BearingPoint. Photos © DR.
Si le numérique progresse en Afrique, il ne bénéficie pas encore à tous. Derrière les succès affichés, une fracture numérique profonde persiste, souvent invisible mais structurante. Cette fracture repose sur quatre piliers interdépendants : l’électricité, les infrastructures réseau, l’accès aux équipements et le capital humain.

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Une contribution de
Jean-Michel HUET, associé BearingPoint
Ayawo Bruno AKAKPO, manager BearingPoint

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Premier obstacle : l’énergie. En Afrique subsaharienne, près de la moitié de la population n’a pas accès à une électricité fiable. Sans électricité, il est impossible d’utiliser des services numériques, même lorsqu’ils existent.

Deuxième obstacle : la connectivité. En 2024, seulement 38 % environ des Africains utilisent Internet, selon l’Union internationale des télécommunications (UIT) « State of Digital Development in Africa (UIT, 2024–2025) » ; un niveau bien inférieur à la moyenne mondiale de 68 % sur la même année.
Le paradoxe est frappant : les réseaux sont souvent disponibles… mais pas utilisés, faute de moyens ou d’équipements.

D’où le troisième obstacle : les coûts d’accès aux équipements. Car l’accès au numérique a un coût. Smartphones trop chers, forfaits Internet onéreux : pour de nombreux citoyens, se connecter reste un luxe.

Quatrième obstacle : les compétences. L’alphabétisation reste un défi majeur. Une part importante de la population ne dispose pas des connaissances nécessaires pour utiliser les outils numériques.

À cela s’ajoutent d’autres fractures :
 fracture territoriale (urbain vs rural)
 fracture de genre (les femmes moins connectées)
 fracture sociale (les populations pauvres moins équipées)

Ces facteurs se cumulent et créent une exclusion multiple. Certains citoyens subissent une “double” voire “triple peine” : pauvreté, éloignement et faible éducation.

Résultat : le numérique risque de reproduire, et parfois d’aggraver les inégalités existantes.
Dans ce contexte, digitaliser sans inclure revient à déplacer le problème plutôt qu’à le résoudre.

La transformation digitale ne peut donc réussir que si elle s’accompagne d’une transformation sociale : accès, compétences, accompagnement. Sans cela, l’e-gouvernement restera une promesse incomplète.

Synthèse des principaux freins
à l’inclusion numérique en Afrique

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