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Aux #JNDA2019 / L’Ambassadrice Stéphanie Rivoal, SG du sommet Afrique-France 2020 : « Nous voulons un sommet inclusif, du citoyen au chef de l’État »

13 avril 2019
Stéphanie Rivoal, Secrétaire générale du sommet Afrique-France 2020, durant son intervention aux #JNDA 2019, à Bordeaux, le vendredi 12 avril. © AM/AP.P
Participant à la conférence « Femmes et culture » des Journées nationales de la diaspora (#JNDA2019), à Bordeaux le vendredi 12 avril, l’ex-ambassadrice de France en Angola a livré les premières informations sur le prochain sommet Afrique-France de 2020, qui se déroulera dans la capitale girondine, et dont elle assume désormais le Secrétariat général.

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En direct de Bordeaux, un article d’Alfred Mignot, AfricaPresse.Paris (AP.P)
@AlfredMignot | @PresseAfrica

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Invitée comme les autres panélistes à témoigner de son parcours professionnel et de vie, Stéphanie Rivoal aura certainement surpris son auditoire, car si elle est devenue ambassadrice, ce n’est certes pas pour avoir prémédite d’entrer dans la carrière dès ses plus jeunes années… En fait, diplômée d’une grande école (ESSEC Business School), elle commence sa vie professionnelle dans la banque, à Londres, où elle reste dix ans. Jusqu’au jour où, dit-elle, « je me suis posée les bonnes questions : pourquoi ce métier, pour faire plaisir à qui ? » Et en vérité, si l’on devine une réponse restée silencieuse, la conséquence en est radicale : adieu la banque, Stéphanie Rivoal devient photographe et s’en va à la découverte du monde.

« Les gens vous touchent »

Plusieurs années plus tard, la voilà d’abord chargée de mission pour l’ONG Action contre la faim, dont elle finira Présidente. Elle s’amuse d’elle-même en repensant à cette troisième vie de sa vie, qui aura duré onze années : « Je me voyais en héroïne du XXIe siècle… Ils ont besoin de MOI, je vais aller les sauver ! » Et puis, une fois les premiers élans romantiques épuisés, « on se rend compte que même dans les camps de réfugiés, il y a de la vie, et de la joie ! » Alors, bien sûr, elle a « déconstruit » le fantasme de l’héroïne salvatrice…

Et voilà que tout à trac, en 2016, et sans l’avoir jamais prémédité, elle est propulsée ambassadrice de France en Angola. Une expérience de plus au contact vivant – « les gens vous touchent », dit-elle – de cette Afrique qu’elle connaît déjà depuis de longues années.

Mais l’expérience est enrichissante par sa différence : « Lorsque vous êtes ambassadrice, explique-t-elle, les gens vous écoutent plus. Ils prennent plus en considération ce que vous dites. » Alors, elle a décidé d’en profiter ! C’est ainsi que lorsque l’on venait lui demander de l’argent pour une cause ou l’autre, elle refusait ! Mais oui ! « Au lieu de vous donner de l’argent une fois, je préfère vous donner les outils pour être capable d’aller en chercher dix fois ! » voilà ce qu’elle disait à ses interlocuteurs et interlocutrices.

Nicolas Florian, maire de Bordeaux, a conclu la conférence "Femmes et culture" en témoignant de l’attachement de la capitale aquitaine à une coopération forte avec l’Afrique – "On va aller plus loin", a-t-il affirmé –, et s’est réjoui que sa ville ait été choisie pour accueillir le prochain sommet Afrique-France, en juin 2020. © AM/AP.P

Un sommet Afrique-France « différent »

Alors, lorsqu’on lui demande pourquoi, selon elle, elle a été choisie par l’Élysée pour assumer le Secrétariat général du sommet Afrique-France de 2020, elle répond qu’elle suppose que l’on voulait un sommet « différent », raison pour laquelle on n’a pas fait appel à un diplomate de carrière.

Différent, le sommet le sera en effet à plusieurs titres. D’abord, on a voulu « sortir de Paris », et dans cette perspective la ville de Bordeaux, au regard de ses liens profonds avec le Continent, s’est rapidement imposée pour accueillir le sommet, qui se tendra en juin.

Différent aussi, car « nous allons essayer de faire un sommet inclusif, du citoyen au chef de l’État ». Différent encore, car plutôt que de déployer une ritournelle de gentils discours « cérébraux », l’objectif sera « d’aller dans le caractère tangible des projets (…) car les Africains attendent du concret ! »

Et s’il est vrai que l’Afrique attire aujourd’hui de plus en plus de protagonistes, « la France dispose encore de bons atouts pour mener des projets avec les Africains », a conclu Stéphanie Rivoal.

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