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Atelier Business France - Maged El Sayed (Sanofi) : « En Égypte, les autorités dialoguent avec les entreprises pour trouver des solutions »

13 février 2020
Maged El Sayed, responsable des relations gouvernementales et de l’accès au marché chez Sanofi Égypte, durant son intervention à l’atelier Égypte de Business France, à Paris le 10 février 2020. © DR
Avec un climat des affaires aujourd’hui favorable, il est plus que jamais temps d’investir en Égypte. C’est ce qu’ont tenu à expliquer les intervenants de l’atelier Égypte, organisé lundi 10 février à Paris par Business France, en partenariat avec le groupe industriel égyptien Elswedy Electric.

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Thomas Radilofe, AfricaPresse.Paris (AP.P)
@PresseAfrica | @TRadilofe

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En Égypte, les indicateurs économiques sont au vert. C’est ce qu’a d’emblée souligné Amr Noureldin, Conseiller juridique auprès du Président de l’Autorité générale d’investissements et des zones franches en Égypte (GAFI). Les efforts fournis par le gouvernement de Moustafa Madbouli ont permis au pays d’enregistrer une forte croissance (+ 5,5 % en 2019, selon l’Agence française de développement) et fait baisser le taux de chômage de 10 % à 7,8 %, entre 2018 et 2019, tandis que les investissements directs étrangers (IDE) s’élevaient à 8 milliards de dollars l’an passé, a-t-il expliqué.

L’Égypte, « une porte d’entrée »
vers le marché africain et le monde

Au-delà de ces éléments généraux positifs sur la situation économique de l’Égypte, l’intérêt d’y investir réside d’abord dans la position géographie du pays, a affirmé Amr Noureldin.

Situé au nord-est de l’Afrique, le pays constitue une « porte d’entrée vers le continent », mais aussi vers un marché plus large, grâce aux nombreux accords de libre-échange signés par les Égyptiens avec leurs voisins africains, l’Union européenne ou encore le Royaume-Uni. Ainsi, alors que le pays des pharaons compte, en 2019, 100 millions d’habitants, les investisseurs étrangers peuvent espérer toucher des marchés qui englobent plus de 700 millions de personnes, a expliqué Amr Noureldin. Les solides infrastructures dont dispose le pays – 20 aéroports, 191 gares ferroviaires et 15 ports – renforcent l’idée d’une Égypte placée « au coeur du monde ».

Un environnement « légalo-fiscal » favorable aux affaires

Avec un taux d’imposition sur le revenu de 22,5 % pour toutes les entreprises, la compétitivité du pays sur le plan fiscal est réelle. Amr Noureldin et Karim Wissa, Conseiller senior au cabinet d’avocats d’affaires internationaux Gide, ont conjointement insisté sur les efforts qu’ont entrepris les autorités pour assainir l’environnement « légalo-fiscal » égyptien grâce, notamment, à l’adoption en 2017 de la Loi sur l’investissement. Amendé en 2019, le texte prévoit d’offrir aux entreprises une protection contre le risque de nationalisation, ainsi que la possibilité de transférer les bénéfices générés vers des pays étrangers.

Les investisseurs peuvent déduire de leurs profits nets imposables 30 % de leurs coûts d’investissements. Cette réduction peut aller jusqu’à 50 %, dans les zones du pays où les besoins en développement sont urgents, précise Amr Noureldin. Enfin, les autorités égyptiennes ont tenu à simplifier les procédures administratives et faciliter l’octroi de licences aux investisseurs. Avec un climat des affaires devenu aussi favorable, dans quel secteur est-il intéressant d’investir ?

Des opportunités sectorielles majeures

Industrie agroalimentaire, automobile, tourisme, textile, mines, bâtiment… La liste des domaines à fort potentiel est longue. Ayman Soliman, Président du Fonds souverain égyptien, qui a pour rôle d’apporter les participations de l’État aux grandes entreprises égyptiennes, a, quant à lui, insisté sur l’énorme potentiel que représentent les énergies renouvelables. « En Égypte, nous avons, à Benban, le plus grand parc solaire de la planète. Avec des investissements additionnels, nous pouvons envisager la possibilité d’exporter cette énergie à travers le monde », explique-t-il.

Autre secteur prometteur : la santé. Maged El Sayed, responsable des relations gouvernementales et de l’accès au marché chez Sanofi Égypte, a salué les progrès réalisés par les Égyptiens dans ce domaine, en évoquant, notamment, l’établissement progressif d’un système d’assurance maladie publique, qui devrait bénéficier à terme à l’intégralité de la population, ainsi que la mise en place de l’EDA (Egyptian Drug Authority), qui facilite la procédure d’enregistrement des médicaments.

Exemple de réussite, l’entreprise transnationale française dispose aujourd’hui d’une usine de production et d’un centre de distribution sur place. Les médicaments produits sont exportés dans sept pays, a expliqué le représentant de Sanofi Égypte. « Faire face à des difficultés fait partie de la vie du monde des affaires. Cependant, en Égypte, les autorités dialoguent avec les entreprises pour trouver des solutions. De plus, il y a un accompagnement stratégique fort de l’Ambassade de France et de Business France, afin d’aider tous types d’entreprises à pénétrer le marché égyptien », a conclu Maged El Sayed.

De gauche à droite : SE Stéphane Romatet, ambassadeur de France en Égypte ; Ahmad Elsewedy, directeur général du Groupe Elsewedy ; Christophe Lecourtier, Directeur général de Business France, durant la cérémonie de signature d’un Mémorandum d’entente entre Business France et le Groupe Elsewedy. © DR

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