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Alain Juppé, en réponse à Renaud Muselier : « Il faut mieux impliquer l’Europe dans la relance de l’UPM »

Tous pays EUROMED-AFRIQUE | 18 juin 2011 | src.LeJMED.fr
Paris -

Ancien ministre, Député des Bouches-du-Rhône (Marseille) et Président du Conseil culturel de l’UPM, Renaud Muselier a interrogé Alain Juppé, Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères et européennes, lors de la séance des questions au gouvernement, mardi 14 juin 2011 à l’Assemblée nationale, sur la manière dont Alain Juppé envisage « le rôle de cette nouvelle Union pour la Méditerranée, en particulier dans la reprise du processus de paix au Proche-Orient et, de manière générale, dans la recherche d’une paix durable en Méditerranée ». Pour Alain Juppé, « la France est aujourd’hui le pays qui prend tous les risques pour relancer une initiative » de paix, mais il fait aussi améliorer la gouvernance de l’UPM, avec une implication plus forte de l’Union européenne…

Photomontage ci-dessus : Alain Juppé et Renaud Muselier lors de la séances de questions au gouvernement, mardi 14 juin 2011 à l’Assemblée nationale. © DR


Dans sa réponse à Renaud Muselier, Alain Juppé a souligné, que « l’Union pour la Méditerranée était une idée prémonitoire, et elle est d’actualité. Elle est, du reste, sympathique aux Français puisque 80 % d’entre eux estiment qu’il s’agit d’une bonne idée et l’associent à des valeurs positives. Il faut donc la faire fonctionner, et notre ambition est de la relancer, en agissant à trois ou quatre niveaux.

« Tout d’abord, il s’agit d’améliorer sa gouvernance (…) Ensuite, il faut revenir à la philosophie initiale de l’Union pour la Méditerranée, qui était de mettre en œuvre des projets concrets. Ces projets, vous les connaissez : l’Office méditerranéen de la jeunesse, le plan solaire, la Méditerranée propre…

« Par ailleurs, il faut mieux impliquer l’Union européenne dans la relance du processus de l’Union pour la Méditerranée. C’est ce que nous avons obtenu de la Haute représentante et de la Commission, et c’est ce que nous sommes en train de faire.

« Enfin, et vous avez raison de l’évoquer, même si l’Union pour la Méditerranée n’est pas le cadre politique de cette démarche, rien ne fonctionnera si nous ne parvenons pas à sortir le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens du blocage où il se trouve aujourd’hui. (…)

Je voudrais simplement souligner que la France est aujourd’hui le pays qui prend tous les risques pour relancer une initiative afin de convier à nouveau autour de la table Israéliens et Palestiniens, en leur disant que le statu quo est intenable et qu’il faut se remettre à négocier pour trouver le chemin de la paix ».

La question de Renaud Muselier comprenait aussi un volet culturel :

« Dans sa charte fondatrice, l’Union pour la Méditerranée se concentre sur plusieurs thèmes mobilisateurs, tels que la dépollution de la Méditerranée, les autoroutes maritimes et terrestres, l’énergie solaire ou une initiative méditerranéenne de développement des affaires.

« Même si elle n’a pas été retenue sur le plan institutionnel, je voudrais y ajouter la culture, qui constitue un facteur fondamental de dialogue entre les peuples, de respect et de tolérance. En effet, l’objectif de l’UpM est non seulement de participer au développement du bassin méditerranéen, mais aussi de rassembler les pays de ce bassin autour d’une même volonté de vivre ensemble et de partager des valeurs communes ».

Alain Juppé a répondu :

« Il est vrai que nous n’avions peut-être pas pensé, à l’époque, à la culture, et votre mérite, monsieur le Député, a été de lancer ce conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée, que vous présidez et qui développe les échanges et les partenariats culturels. La dimension humaine, dans les relations entre le nord et le sud, est absolument essentielle ».

Enfin, Renaud Muselier ayant également évoqué la nomination récente – « que nous soutenons » – du diplomate marocain Youssef Amrani au poste de Secrétaire général de l’UPM, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et européennes, a répondu : « À cet égard, comme vous, je me réjouis de la nomination d’un nouveau Secrétaire général, Monsieur Youssef Amrani, qui est un diplomate marocain de grande expérience. »

LeJMED.fr

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