#AfricaForward /À la veille du sommet, l’image de la France en Afrique reste positive… mais fragile
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par Alfred MIGNOT, Directeur de AfricaPresse.Paris (APP)
@africa_presse
@alfredmignot
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Dans les neuf pays africains étudiés – Afrique du Sud, Angola, Côte d’Ivoire, Kenya, Madagascar, Maroc, Nigeria, République Démocratique du Congo, Sénégal – la France conserve un capital de sympathie réel. Selon l’enquête, 74 % des personnes interrogées déclarent avoir une bonne image de la France, tandis que 77 % la jugent influente à l’échelle mondiale. Aussi, la perception est plus favorable dans les pays non francophones que dans les pays francophones. Par ailleurs, 55 % des sondés disent se sentir culturellement proches de la France.
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Un bilan mitigé
Cette image globalement positive ne gomme pas les réserves. Lorsqu’il s’agit d’évaluer la contribution de la France au développement du continent, les réponses se divisent davantage. Seuls 45 % des répondants estiment qu’elle améliore les conditions de vie en Afrique. L’étude souligne aussi des écarts selon les pays, les générations et les catégories sociales, les plus jeunes ayant souvent un regard plus favorable.
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Transparence attendue
La principale demande exprimée est claire : la France doit être plus transparente sur ses actions en Afrique. Les personnes interrogées souhaitent également des investissements plus visibles, une coopération renforcée avec la jeunesse africaine et une communication publique plus lisible. Derrière ces attentes, c’est une relation plus concrète et moins symbolique qui se dessine.
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Emploi et santé d’abord
Les priorités mises en avant sont très concrètes. En tête figurent l’emploi, la formation professionnelle, le système de santé et l’éducation. Les entreprises françaises sont, elles aussi, perçues de manière ambivalente : beaucoup leur reconnaissent une capacité à créer de l’emploi et à apporter une expertise utile, mais une partie des sondés estime qu’elles profitent aussi des ressources locales.
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Une présence médiatique forte
La France reste très présente dans l’espace public africain. Elle est fréquemment évoquée dans les médias et sur les réseaux sociaux, surtout au travers de la diplomatie, des relations bilatérales et des questions migratoires. Le traitement est jugé plutôt positif ou neutre par une majorité de répondants, mais 20 % le considèrent négatif. L’enquête souligne aussi que plus d’un sondé sur deux pense que certaines puissances étrangères diffusent volontairement de fausses informations sur la France.
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Une confiance à reconquérir
La confiance dans les communications officielles françaises reste réelle, mais elle n’est pas acquise. 61 % des sondés disent y croire. Chez ceux qui expriment de la défiance, la critique principale est que la France chercherait avant tout à protéger ses propres intérêts. Le passé colonial demeure aussi un facteur de méfiance important.
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AfricaForward sous les projecteurs
Le sondage s’intéresse enfin au sommet AfricaForward, prévu à Nairobi lundi 11 et mardi 12 mai. Sa notoriété reste encore partielle : environ un sondé sur deux en a déjà entendu parler, mais seuls 10 % disent savoir précisément de quoi il s’agit. L’idée est néanmoins bien accueillie. Une large majorité souhaite que son chef d’État et des entreprises nationales y soient représentés. Les priorités attendues par les Africains sont claires : la création d’emplois et les annonces d’investissements.
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Une relation à prouver
Finalement, l’enquête dessine une relation encore possible, mais plus exigeante. La France n’est ni rejetée ni disqualifiée dans les pays sondés ; elle reste perçue comme influente, proche culturellement et encore crédible. Mais la marge de confiance est étroite. Pour la consolider, Paris devra démontrer plus qu’annoncer : expliquer, investir et convaincre par les résultats.
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À propos de l’enquête
Enquête réalisée par Ipsos bva du 9 au 21 avril 2026 auprès de 9 466 personnes âgées de 18 ans et plus dans 9 pays africains : Afrique du Sud (1 000), Angola (1 041), Côte d’Ivoire (1 048), Kenya (1 000), Madagascar (1 119), Maroc (1 099), Nigeria (1 000), République Démocratique du Congo (1 055) et Sénégal (1 104).
Les répondants ont été interrogés en ligne via l’Access Panel Ipsos bva et ses partenaires. La représentativité des échantillons aux populations nationales a été assurée en utilisant une méthode de quotas pour le sexe, l’âge, la catégorie socio-professionnelle du répondant, la région d’habitation et la catégorie d’agglomération dans chacun des pays de l’enquête.
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