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Acte III du colloque la « Méditerranée du Futur » : la Banque européenne d’investissement se met au vert et rejette les financements des énergies fossiles

27 novembre 2019
De gauche à droite : Pierre Duquesne, ambassadeur, délégué interministériel à la Méditerranée, Charles-Henri Malecot, directeur général de Stoa, Yohann Chaigneau, Conseiller principal pour les affaires stratégiques et institutionnelles à la Banque européenne d’investissement, Tahar Melliti, membre du directoire de Khimod (Groupe Alcen), Pierre-Noël Luiggi, fondateur d’Oscaro Power, Aziza Nait Sibaha, journaliste, Myriam Schwartz, Affaires diplomatiques, Fondation Solar Impulse, et Jacques-Thierry Monti, délégué régional Provence Alpes Côte d’Azur d’EDF. © N.B.C
La BEI a présenté sa nouvelle orientation stratégique lors de l’Acte III du colloque « Méditerranée du Futur » qui s’est déroulé mardi 26 novembre, à Marseille. Voici quelques jours, la banque de l’Union européenne a pris la décision historique de ne plus financer les projets impliquant les énergies fossiles pour être en phase avec l’Accord de Paris sur le Climat.

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À Marseille, Nathalie Bureau du Colombier pour AfricaPresse.Paris

Chaque année, 2,5 milliards d’euros sont engagés sous forme de prêts par la Banque européenne d’investissement (BEI). « Les États membres de l’Union européenne, membres du conseil d’administration de la BEI ont décidé ne plus investir dans les énergies fossiles à compter de 2021. Cette décision vise à se mettre en ligne avec l’Accord de Paris sur le Climat. Les stratégies de prêts vont donc évoluer. Et la BEI va mobiliser des ressources pour financer les projets orientés sur le changement climatique. Désormais, 50% des opérations de financement se feront en faveur du climat », a souligné lors du colloque « Méditerranée du Futur » Yohann Chaigneau, Conseiller principal pour les Affaires stratégiques et institutionnelles à la BEI.

Un coup de pouce pour atteindre les objectifs fixés par l’UE

La banque européenne entend promouvoir les investissements en faveur des énergies renouvelables, éoliennes et photovoltaïques en priorité, dans les pays du bassin méditerranéen. Mercredi 27 novembre, elle a ainsi annoncé l’octroi d’un prêt de 50 M€ à Iberdrola et Caja Rural de Navarra, en Espagne, pour financer un parc d’éoliennes de 11 MW. Un coup de pouce visant à atteindre les objectifs fixés par l’UE de parvenir à fournir d’ici 2030, 50% de l’énergie consommée à partir de ressources renouvelables.

Réussir la transition énergétique

« Il s’agit d’accompagner les pays méditerranéens à réussir leur transition énergétique. Nous accompagnons la Jordanie à se doter de l’énergie solaire et à se connecter au réseau. Nous voulons aller plus loin en partageant les risques avec les investisseurs privés et identifier les projets porteurs », a souligné Yohann Chaigneau. Une ligne de conduite partagée par Stoa, un fonds d’investissement né il y a deux ans du rapprochement des activités dans ce domaine de la Caisse des Dépôts et de l’Agence Française de Développement (AFD).

Un barrage pour fournir un tiers
de l’électricité du Cameroun

Doté de 600 M€, Stoa a vocation à investir dans les infrastructures et l’énergie dans les pays en développement. Au Cameroun, Stoa a pris 10% du capital de Nachtigal Hydro Power Company « NHPC », aux côtés d’EDF, de l’État camerounais, de la SFI et d’Africa 50. Le projet Nachtigal consiste à concevoir, construire et exploiter pendant 35 ans un barrage et une usine hydroélectrique de 420 MW sur le fleuve Sanaga situé au niveau des chutes de Nachtigal, à 65 km au nord-est de Yaoundé. A sa mise en service en 2023, le barrage fournira un tiers de l’électricité du Cameroun.

Besoins énormes et concurrence féroce

« Nous sommes partenaires auprès des grandes entreprises qui répondent aux appels d’offres sur l’énergie solaire et l’éolien. Nous sommes en train de répondre à un appel d’offres au Liban, les besoins sont énormes et la concurrence féroce », souligne le directeur général de Stoa, Charles-Henri Malecot.
Le 25 novembre, lors de la réunion du Club des Investisseurs pour la Méditerranée, le président de la Région Sud, Renaud Muselier, a annoncé avoir atteint des niveaux record de financements dans le cadre de son plan Climat régional. En 2019 ce sont pas moins de 450 M€ soit un quart du budget régional investi dans des mesures en faveur du climat (ports, mobilité, etc.).

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