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Au XVIIIe Forum de Bamako (21 au 25 février)

Abdoullah Coulibaly : « Assurer la paix,
la sécurité et le développement du Sahel »

19 février 2018
Abdoullah Coulibaly, organisateur du Forum de Bamako. © Bruno Fanucchi
La XVIIIe édition du Forum de Bamako, qui se déroulera du 21 au 25 février, sera consacré à l’ « Aménagement du territoire de l’espace sahélo-saharien ». Un thème majeur qui conditionne bien des problématiques capitales pour la sécurité et le développement du Sahel.

De notre envoyé spécial à Bamako, Bruno Fanucchi

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Le Mali, qui n’a pas encore réussi à tourner définitivement la page de la crise de 2012 et tente de revenir sur la scène internationale pour s’imposer à nouveau comme un acteur incontournable de l’Afrique sub-saharienne, attire à nouveau l’attention en ce mois de février, en Afrique comme en Europe.

C’est ainsi que beaucoup d’observateurs auront les yeux tournés en fin de semaine vers le Conseil européen informel et la Conférence internationale de haut niveau sur le Sahel qui se tiendront à Bruxelles les 22 et 23 février – en présence du président français Emmanuel Macron – et seront en grande partie consacrés au financement de la force conjointe du G5 Sahel.
Car il est urgent de trouver au plus vite bailleurs de fonds et pays contributeurs pour permettre à cette force de monter en puissance afin de juguler la menace islamiste qui persiste dans les cinq pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) où les soldats français de l’opération Barkhane ne peuvent tout faire.

Mais c’est en réalité au Mali que les choses importantes devraient se passer avec le XVIIIe Forum de Bamako, organisé du 21 au 25 février par Abdoullah Coulibaly, Président-fondateur de l’Institut des Hautes études en management (IHEM) et président du Comité national d’organisation du sommet Afrique-France (CNOSAF) qui s’est déroulé il y a un peu plus d’un an à Bamako, les 13 et 14 janvier 2017. Car tous les participants vont essayer d’imaginer des solutions pragmatiques pour donner de nouvelles perspectives économiques à ce pays meurtri.

« Il nous faut assurer au plus vite la paix, la sécurité et le développement du Sahel pour faire face à tous ceux qui veulent déstabiliser nos pays », explique Abdoullah Coulibaly, à commencer par le Mali toujours en proie au terrorisme des groupes djihadistes qui n’ont – hélas – pas dit leur dernier mot. Comme le prouvent les sérieux accrochages qui, chaque semaine dans le nord ou le centre du pays, émaillent l’actualité malienne.

« Eriger une muraille socio-économique
durable pour lutter contre le terrorisme »

Les travaux de ce laboratoire d’idées, devenu en quelque sorte le « Davos africain », seront en effet consacrés cette année à un thème géopolitique majeur, d’une parfaite actualité dans l’Afrique sub-saharienne : « L’aménagement du territoire de l’espace sahélo-saharien : un facteur de sécurité, de développement et de paix ».

« Il faut voir comment ériger une muraille socio-économique durable pour lutter contre le terrorisme », ajoute M. Coulibaly, soulignant qu’« il ne peut y avoir de sécurité sans développement et, inversement, pas de développement sans sécurité ».

Deux mois après l’incontestable succès du Forum « Invest in Mali », organisé par l’Agence de promotion des investissements (API Mali) de Moussa Touré, qui a réuni les 7 et 8 décembre à Bamako plus d’un millier de visiteurs et d’investisseurs décidés à « faire le pari du Mali », le Forum de Bamako devrait attirer à son tour dans la capitale malienne bien des personnalités du monde économique et politique pour en transformer l’essai.

Les travaux du Forum seront ouverts par le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, en personne. Plusieurs personnalités de premier plan y participeront pour tenter d’avancer des solutions innovantes : le Professeur Alioune Sall, Président de l’Institut des futurs africains ; Arouna Modibo Touré, ministre de l’Économie numérique et de la Communication ; Mohamed Diawara, DG de General Computech et Président de l’Association des sociétés informatiques du Mali (ASIM) ; Jean-Louis Guigou, Président de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (Ipemed, Paris).

Chacun des participants est bien conscient, n’en doutons pas, de l’immense l’enjeu de la XVIIIe édition du Forum de Bamako : au Mali, comme dans l’ensemble des pays du Sahel, une victoire militaire ne résoudra rien ou sera de courte durée si elle ne se transforme pas rapidement en victoire politique et en avancées économiques permettant aux populations locales de tourner le dos aux djihadistes.

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Pour en savoir plus : www.forumdebamako.com

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