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#ATDA2019 - Stéphanie RIVOAL, SG du Sommet Afrique-France 2020 : « Nous devons créer des villes intelligentes tant au niveau de l’environnement que de l’humain »

1er décembre 2019
Pendant deux jours, les Assises de la transformation digitale africaine (#ATDA2019, 28-29/11) ont regroupé les acteurs publics et privés du secteur à Paris. Objectif cette année : partager les expériences autour des « Smart cities » du Continent. Un événement auquel a activement participé l’ambassadrice Stéphanie RIVOAL, Secrétaire générale du Sommet Afrique-France 2020.

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Un article d’Emmanuelle Pailhiez pour AfricaPresse.Paris
@PresseAfrica

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« Ce matin, je me suis réveillée, j’ai regardé mon Smartphone. Puis en prenant le petit déjeuner, je parlais à mon mari, qui était déjà sur son Smartphone ! Puis j’ai déposé mon fils à l’école, qui n’arrivait même pas à mettre son manteau parce que sa main était prise par son Smartphone… »

Dans la salle, les rires fusent, tout le monde ne connaît que trop bien ces situations. Par cette anecdote, l’ambassadrice Stéphanie RIVOAL, Secrétaire générale du Sommet Afrique-France 2020, a lancé les Assises de la transformation digitale africaine, qui se sont déroulées les 28 et 29 novembre à Paris.

Pour sa huitième édition, l’événement avait pour thème « Quelles innovations pour la ville durable en Afrique ? ». Quelque 200 personnes étaient présentes pour assister aux différentes conférences et keynotes. Objectif : évoquer le développement durable, le financement des « Smart cities », les enjeux de la transformation digitale ou encore partager les expériences ambitieuses, déjà sur les rails en Afrique.

« Les ATDA ambitionnent de favoriser les échanges de bonnes pratiques pour favoriser la réflexion commune sur le continent », a ainsi lancé Mohamadou Diallo, directeur de CIO Mag, organisateur de l’événement, à l’ouverture de la conférence.

Mohamadou Diallo, directeur de CIO Mag et organisateur de l’événement #ATDA2019. © EP

En effet, sur le Continent comme ailleurs, les expériences de « Smart cities » font parler d’elles : Sèmè City au Bénin, Bizerte en Tunisie, Diamniadio au Sénégal... Le concept est à la mode, mais que signifie-t-il réellement pour les principaux concernés, les habitants de ces villes intelligentes ?

« Nous avons une vision ambitieuse, mais pour la réaliser, nous devons créer des partenariats solides et une politique durable et fiable », a noté Kamel Ben Amara, maire de Bizerte, lors du lancement des ATDA, le 28 novembre : « Grâce à un écosystème innovant, l’objectif est d’avoir un impact socio-économique conséquent. »

Les différents orateurs qui lui ont succédé ont également insisté sur l’importance de replacer l’humain au centre de ces expériences. Une idée portée aussi par Stéphanie Rivoal : « Nous devons créer des villes intelligentes tant au niveau de l’environnement que de l’humain, a-t-elle souligné. Et c’est là que le digital est transformant. »

Un préambule au Sommet Afrique-France

Pour l’Afrique, l’enjeu est de taille. Les « Smart cities » sont censées apporter une réponse aux principaux défis que connaît le Continent, explosion démographique et réchauffement climatique notamment. Avec une problématique de fond : les Africains peuvent-ils sortir gagnants de cette compétition digitale ? « L’Afrique est l’objet de nombreuses convoitises », a rappelé la Secrétaire générale du Sommet Afrique France, insistant sur l’importance de l’intégration africaine et du transfert des savoirs, comme solutions pour construire une croissance inclusive et durable.

Ainsi, en choisissant ce thème, ces Assises 2019 se voulaient un préambule au Sommet Afrique France, qui se tiendra en juin 2020 à Bordeaux. Un sommet qui réunira les chefs d’État du Continent et de France pour réfléchir ensemble à la thématique de la ville durable, mais qui entend tout autant mobiliser les entrepreneurs de ces territoires : « Le challenge est de faire venir 1 000 entrepreneurs et entrepreneuses africain(e)s, avec une parité hommes-femmes absolue », a détaillé Stéphanie Rivoal. L’idée est de permettre à tous les acteurs de collaborer, afin de d’engendrer l’émergence de villes connectées, vecteurs de développement.

Car la question, pour l’Afrique comme pour le reste du monde, est la suivante : se dirige-t-on vers un digital tous azimuts hors de contrôle, ou peut-on trouver un dosage intelligent des technologies ?
Le sommet Afrique-France, tout comme ces ATDA, sont autant d’occasions pour les acteurs publics et privés du continent et leurs partenaires de trouver la réponse. Et ce, afin de construire ensemble des cités intelligentes qui sauront répondre aux problématiques africaines.

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