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#ATDA2019 - Jean-Michel Huet (Bearing Point) : « Une Smart city sans habitants, ce serait une ville fantôme… l’important est de se mettre au service des usagers ! »

4 décembre 2019
De gauche à droite sur la photo : Linda Han, vice-présidente des Affaires publiques de Huawei, chargée de la France ; Pierre-Arnaud Barthel, Chef de projet référent à l’Agence française de développement ; Jean-Michel Huet, partenaire Bearing Point ; Maimouna GUEYE, Chef des ventes chez Infractive ; Ibrahima Noureddine Diagne, administrateur général du GIE Gainde 2000. © DR
Où en sont les « Smart cities » en Afrique ? Et comment passer de la conception de ces villes intelligentes à leur déploiement ? Tel était l’objet d’une table ronde lors des Assises de la transformation digitale en Afrique, qui se sont déroulées les 27 et 28 novembre à la Maison de la radio, à Paris.

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Un article d’Emmanuelle Pailhiez pour AfricaPresse.Paris
@PresseAfrica

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Évoquant des exemples concrets sur les réalisations en cours, du Bénin à la Tunisie en passant par le Rwanda ou le Maroc, les intervenants se sont penchés sur les problématiques liées à l’implémentation des cités « Smart » sur le Continent. « En Afrique, nous avons un apparent désordre, qui fourmille de créativité. Comment révéler l’intelligence de ce désordre ? C’est cela notre question. Et le digital peut apporter les réponses », a ainsi noté Ibrahima Noureddine Diagne, administrateur général du GIE Gainde 2000, entreprise dakaroise entreprise leader dans le domaine de l’assistance et services informatiques.

Avant de penser « Smart cities » de façon globale, l’idée est donc d’avancer pas à pas, en prenant en compte les habitudes et besoins des habitants. « Une Smart city sans habitants, ce serait une ville fantôme ! », a noté Jean-Michel Huet, partenaire Bearing Point. Pour les construire, « l’important est donc de se mettre au service des usagers », qu’ils soient des personnes ou des institutions.

Que sont-ils prêts à utiliser, et à payer ? Telle est la question sur laquelle doivent se pencher les acteurs, en prenant en compte certains enjeux, comme l’explosion démographique qui touchera le continent ces prochaines années. Pour cela, rien de mieux que d’engager des « tests » sur des domaines concrets et grandeur nature, notamment en Afrique, pour se confronter à la réalité du terrain.

Collecte de datas et mise en place d’infrastructures,
les préalables aux « Smart cities »

Cette vision est partagée par l’entreprise de téléphonie Huawei. Pour Linda Han, vice-présidente des affaires publiques, chargée de la France, la mise en place d’une Smart city ne peut se faire qu’à plusieurs conditions : « La première est la construction des bonnes infrastructures », a-t-elle considéré. Sur le modèle du « campus » Huawei, une véritable « ville dans la ville » à Shenzhen, en Chine, l’objectif est d’établir des micro-villes intelligentes, dans lesquelles seront déployées les équipements de pointe, notamment l’Intelligence artificielle.

Autre impératif pour la mise en place de ces « Smart cities » : la création d’une grande plateforme de données, pour encourager les partages et adapter les solutions. « Celles-ci peuvent différer, même au sein d’un même pays », a rappelé Linda Han. « Nous devons essayer sur des petites portions, construire des éco-quartiers pour tester sur le terrain », a abondé Pierre-Arnaud Barthel, de l’Agence française de développement.

Pour Jean-Michel Huet, la collecte de datas est aussi un enjeu clé, pour permettre de proposer des services aux citoyens, aux entreprises ou encore aux collectivités. Mais au-delà de toutes ces belles idées, pour le partenaire Bearing Point, la question essentielle reste la suivante : quel mode de financement pour ces « Smart cities » en Afrique ? Il s’agit aujourd’hui de trouver le bon business modèle pour faire de ces villes intelligentes des leviers de la croissance africaine.

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