À Paris, à la 50e session de l’APF / Un moment fort de réconciliation entre la RD CONGO et le RWANDA
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Par Denis Deschamps, pour AFRICAPRESSE.Paris
@DjuliusD @africa_presse
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Plus de 500 participants à cette session jubilaire (50 ans), représentant près de 60 sections, dont 300 parlementaires et 28 Présidents d’Assemblée parlementaire, venus de l’ensemble de l’espace francophone, étaient ainsi présents à Paris.
La Déléguée générale de l’APF, Amélia Lakrafi, députée des Français établis hors de France (Afrique-Moyen Orient), a lancé jeudi 10 juillet les travaux des quatre commissions de l’APF, dont celle consacrée au réseau parlementaire des femmes – 140 millions de femmes francophones sur un total de 4 milliards de femmes dans le monde – auxquelles la Présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a apporté son soutien lors de son discours d’accueil au Palais Bourbon (Salle Colbert), en citant Olympe de Gouges : « Femme, réveille-toi, quelles que soient les barrières, il est en ton pouvoir de les franchir ! »
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Renforcer les actions
des parlements francophones
Les travaux des quatre commissions de l’APF se sont ensuite poursuivis autour d’échanges constructifs sur les enjeux politiques et économiques de la Francophonie, et de débats fraternels sur l’engagement et la coopération des parlementaires francophones sur les valeurs communes de la langue française.
Tous les thèmes relatifs aux transitions démocratiques, à la paix et la protection de l’environnement, aux droits humains, à l’intelligence artificielle et au dialogue interculturel, ainsi que sur la participation des femmes et des jeunes ont été alors abordés dans le cadre de séances plénières et de rencontres multilatérales ou bilatérales, qui ont abouti à des résolutions ayant pour objet de renforcer les actions des parlements francophones.
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Un nombre exceptionnel
de personnalités participantes
Le jubilé de l’APF a également été marqué par des cérémonies officielles et des hommages rendus par les plus éminentes personnalités, comme à l’Elysée le Président de la République française, Emmanuel Macron, et son ministre délégué à la Francophonie et aux partenariats internationaux, Thani Mohamed Soilihi.
Également, la Secrétaire générale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, et Dieynaba Diop, vice-présidente de l’APF, députée de Yvelines, avec Hilarion Etong, Président de l’APF, et, parmi d’autres parlementaires présents, Nathalie Roy, première vice-présidente de l’APF, présidente de l’Assemblée nationale du Québec, Malick Ndiaye, vice-président de l’APF, président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Rachid Talbi El Alami, vice-président de l’APF, président de la Chambre des représentants du Maroc, Adama Bictogo, président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, Présidente de l’Assemblée nationale de Maurice, André Reichardt, sénateur, président de la Commission politique de l’APF, Johann Indekeu, Ambassadeur de Belgique en France…
Cette session exceptionnelle de la Francophonie parlementaire a été également l’occasion d’intégrer de nouveaux membres (Ghana, Sao Tomé-et-Principe, Landtag de Sarre et l’Association des parlements de la Commission de l’Océan indien) et d’évoquer le Plan stratégique 2023–2030 de l’APF dans le cadre d’un débat général sur “la Francophonie, une ancre dans un monde en crise”.
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Mobilisation du Réseau
des femmes parlementaires
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Présidé par Viviane Teitelbaum, le Réseau des femmes parlementaires, a mobilisé plus de 120 participant(e)s, dont 75 parlementaires issus des quatre régions de l’APF, autour de plusieurs thèmes, comme : la sécurité des femmes et des filles en zones de conflits armés, l’élimination des inégalités de genres en matière d’accumulation du patrimoine (meilleure reconnaissance des droits patrimoniaux des femmes), les bonnes pratiques pour atteindre la parité 50/50 (leadership politique des femmes, égalité réelle), la solidarité féminine et les enjeux de santé liés à la ménopause… Aussi, Isabelle Rome, Ambassadrice pour les droits de l’homme, a apporté son soutien à la résolution de Viane Teitelbaum sur la reconnaissance de l’apartheid fondé sur le sexe ou le genre.
En lien avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le réseau des femmes parlementaires doit par ailleurs développer, de nouvelles actions concrètes de coopération ayant pour objet de renforcer les droits des femmes et les capacités des femmes parlementaires
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L’engagement des jeunes
parlementaires de l’APF
De son côté , le Réseau des jeunes parlementaires de l’APF, réuni sous la présidence de la sénatrice Elsa Schalck (France) a renforcé son engagement en faveur de la jeunesse dans l’espace francophone, en lien notamment avec l’AUF (pour le PIMEF, programme international mobilité employabilité francophone) et l’OIF qui a présenté ses actions : appui à la formation et à l’insertion professionnelle des jeunes, accompagnement de leur participation citoyenne (parlement des enfants, des jeunes), soutien à la mobilité et à l’innovation (appui aux jeunes entreprises), et renforcement des capacités face aux usages numériques (inclusion numérique).
À l’écoute de la jeunesse francophone, Yaël Braun-Pivet, Présidente de l’Assemblée nationale, a ainsi souligné l’engagement des jeunes parlementaires et rappelé toute l’importance de leur rôle par rapport à l’avenir démocratique, avant que les travaux ne portent sur : la parentalité, la mobilité, l’employabilité,la transition écologique, l’entrepreneuriat et le repreneuriat des jeunes dans un contexte de forte croissance démographique, de cherté de la vie, de chômage et d’inégalités d’accès aux financements pour entreprendre et aussi pour pouvoir effectivement s’engager en politique ou dans la vie associative.
Ont été également évoqués dans le cadre de ce réseau des jeunes parlementaires, de nouveaux projets sur la reconnaissance des diplômes et l’apprentissage du français en contexte minoritaire Aussi, parmi les défis et perspectives de la jeunesse : les dangers liés aux substances psychotropes la regulation des réseaux sociaux (problèmes des addictions numériques et la lutte contre la désinformation) ; étant entendu que les jeunes ont besoin d’outils concrets et de leviers d’action, de reconnaissance institutionnelle et de passerelles entre les espaces d’engagement et les opportunités qui leur sont offertes.
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Des résolutions
nombreuses et ambitieuses
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La 50e session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie s’est terminée avec l’adoption de résolutions sur :
– La protection des océans dans l’espace francophone ;
– La protection des lanceurs d’alerte ;
– La situation en Haïti ;
– Le rôle des médias publics dans la désinformation ;
– La situation dans la région des Grands Lacs, fruit de la mission de bons offices menée par l’APF à Kinshasa et Kigali en mai 2025 ;
– L’inclusion scolaire des élèves ayant des besoins particuliers ;
– La restitution des biens culturels spoliés durant la colonisation ;
– L’interruption volontaire de grossesse ;
– La protection des droits des femmes et des filles dans les conflits armés ;
– L’élimination des inégalités de genre en matière d’accumulation du patrimoine ;
– L’apartheid fondé sur le sexe ou le genre ;
– Relative à la candidature de l’APF comme observateur à l’ONU
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Un moment de fraternité…
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À noter un moment fort lors du vote de la résolution « Grands lacs » relative à l’accord de paix signé le 27 juin 2025 à Washington (États-Unis) entre la RD Congo et le Rwanda : une accolade symbolique entre Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale de la RD Congo, et Mussa Fazil Harerimana, vice-président de la chambre des représentants rwandaise.
Vital Kamerhe a alors affirmé : « Mon pays est prêt à faire la paix avec son voisin, le Rwanda. » Et Mussa Fazil de répondre : « Le Rwanda est prêt à soutenir toute démarche allant dans le sens de la paix. »
Rendez-vous au Cameroun pour la prochaine session (51e) de l’APF, prévue dans la capitale Yaoundé, en 2026 !
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CAAP 19 le 10 SEPTEMBRE 2025 /
Simandou 2040, infras, tourisme, numérique…
Une nouvelle donne pour l’essor de la Guinée Conakry
Riche de la plus importante réserve mondiale de bauxite, indispensable à la fabrication de l’aluminium, la Guinée Conakry a résilié en mai dernier quelque 120 contrats d’exploitation minière, au motif que les entreprises concernées ne respectaient pas le Code minier. Quels seront les impératifs de la nouvelle donne qui régira le secteur minier guinéen ?
Tel est le focus de notre XIXe Conférence des Ambassadeurs de Paris (CAAP 19), dédiée à la Guinée Conakry, le mercredi 10 septembre prochain.
D’autres secteurs d’avenir, comme le numérique et le tourisme, seront également explorés.
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dédiée au thème :
« MINES, TOURISME, NUMÉRIQUE… :
LA NOUVELLE DONNE DE L’ESSOR DE LA GUINÉE CONAKRY »
MERCREDI 10 SEPTEMBRE 2025,
de 17 h 00 (accueil dès 16 h 15) à 19 h 00,
puis cocktail VIP de réseautage dans un lieu parisien à préciser .
(en cours d’élaboration)
> Son Excellence Senkoun SYLLA, Ambassadeur de GUINÉE à Paris, a déjà confirmé sa participation, ainsi que
> M. Patrick SEVAISTRE, Professeur à SciencesPo Executive, CCEF, Expert Afrique centrale du CIAN.
> D’autres personnalités éminentes, françaises et guinéennes, sont attendues. Nous vous en informerons à mesure de l’enrichissement du panel.
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> RETROUVEZ ICI TOUS LES REPLAYS ET ARTICLES DE NOS CAAP
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