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1 500 lieux d’exception à (re)découvrir
avec « L’Atlas des paysages de Tunisie »

Tunisie | 23 mai 2010 | src.Info Tunisie
Tunis -

1 500 sites archéologiques, architecturaux, urbanistiques, et naturels sont à la disposition de tous ceux intéressés par la richesse paysagère tunisienne à travers « L’Atlas des paysages de Tunisie », une sorte de base de données présentée, vendredi 21 mai 2010 à Tunis, lors d’une journée d’études sur « l’aménagement du territoire et tourisme ».

Photo ci-dessus : vue de l’amhitéâtre romain d’El Jem, dans la région du Sahel. Fondée sur les ruines de la cité antique de Thysdrus, El Jem ou El Djem (الجم) est célèbre pour son amphithéâtre, le plus grand de l’Empire romain (entre 27 000 et 30 000 spectateurs[2]) après le Colisée de Rome (45 000 spectateurs) et celui de Capoue. Celui-ci accueille chaque été depuis 1985 le Festival international de musique symphonique d’El Jem. © Info Tunisie


« L’Atlas des paysages de Tunisie », rédigé en deux langues (arabe et français), est élaboré par la Direction générale de l’aménagement du Territoire, relevant du ministère de l’Equipement, de l’habitat et de l’aménagement du territoire.

Faisant le tour d’horizon de l’ensemble des paysages du pays, cette base de donnée fournit toutes les données relatives à environ 300 paysages entre photos, emplacements, description de l’itinéraire, historique, vocation juridique du site…

« L’Atlas des paysages de Tunisie » invite ses « navigateurs » à découvrir la richesse de 8 paysages de renommée internationale, notamment le Parc archéologique de Carthage-Sidi Bou Saïd, le Parc naturel d’Ichkeul, l’Amphithéâtre d’El Jem, le site archéologique de Dougga.

80 paysages d’ordre national et près de 200 autres à vocation régionale (marabouts, mausolées…), trouvent également une place au sein de « L’Atlas des paysages de Tunisie ».

Promouvoir la destination Tunisie

En effet, l’élaboration de l’Atlas est en mesure d’appuyer les efforts de l’État quant au développement du secteur touristique et la promotion de la compétitivité de la destination Tunisie, d’autant plus que cet ouvrage incite les parties concernées à prendre en compte les paysages du pays dans leur prise de décision, a souligné M. Taoufik Baya, urbaniste principal au ministère de l’Équipement.

À signaler, dans ce sens, qu’un site Web relatif à « L’Atlas des paysages de la Tunisie » est en cours de conception. Le site sera en trois langues (arabe, Français et anglais) permettant aux visiteurs potentiels, tunisiens comme étrangers, de prendre connaissance de l’ensemble des sites du pays.

Mettant l’accent sur la complémentarité entre les secteurs du tourisme et de l’aménagement du territoire, M. Mohamed Nejib Berrich, secrétaire d’État, chargé de l’habitat et de l’aménagement du territoire a indiqué – ouvrant la journée – que le renforcement du rayonnement de la Tunisie à l’international permettra d’attirer davantage de touristes, d’investissements directs étrangers (IDE) et de stimuler le développement dans les régions.

Le secrétaire d’État a saisi cette occasion, pour souligner l’importance des six plans directeurs des zones touristiques et leur contribution dans la promotion des activités touristiques et économiques qui valorisent les spécificités des régions.

En effet, les plans directeurs des régions du Nord-ouest, du Centre-ouest, du Sud-ouest et du Sud-est ont été réalisés. Quant à ceux des régions du Nord-est et du Centre-est, ils devront être achevés, d’ici, fin 2010, a précisé M. Mohamed Nejib Berrich.

S’agissant du secteur touristique, un intérêt particulier sera porté sur la diversification du produit dans la région du nord-ouest à travers le développement du tourisme culturel, écologique et du thermalisme, outre l’aménagement de zones écologiques à Tabarka, Ain Draham et Nefza.

Un intérêt qui se manifeste à travers l’étude concernant le plan directeur de la région du nord Est portant sur la consolidation des projets à vocation écologique, ainsi que la valorisation d’autres sites naturels tels que les zones humides, lacs, îles et zones forestières.

Outre l’intégration de ce type d’aménagement d’espaces sensibles dans la garantie de l’équilibre entre promotion touristique et préservation des spécificités naturelles, l’objectif étant de diversifier le produit et l’offre touristique de cette région. Un produit appelé à ne plus s’appuyer seulement sur le balnéaire et opter pour d’autres produits comme le tourisme golfique, le thermalisme, le tourisme culturel ainsi que l’écotourisme.


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